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PRIPIAT - TCHERNOBYL

1986-2016 - La zone interdite : une histoire en images

Story by 50/50 October 21st, 2014

50/50

Derrière 50/50 se cache un couple de photographes, Anne et Lionel. Ils parcourent l’Europe ensemble depuis trois ans, à la recherche des ruines de l’ancienne république soviétique. Totalement autodidactes, ils s’attachent à produire un travail proche du documentaire et du reportage dans leurs photographies, tout en ayant une vision plastique et esthétique des endroits qu’ils explorent.

Ils souhaitent aujourd’hui, au sein d’une exposition pensée comme un échange, à l’occasion du 30ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, proposer au(x) public(s) des outils de réflexion sur un passé pourtant si présent. Ces photos composent leur expérience, leurs impressions, au sein d’une ville fantôme, au sein de laquelle un nouvel environnement s’est créé.

La zone interdite : une histoire en images

Ils forment ainsi un parcours, au sein d’un milieu spécifique, dont les différents éléments de l’environnement reflètent chaque composant de l’histoire : l’expérience nucléaire, la guerre froide, la propagande et l’iconographie de l’union soviétique. Comment les habitants sont-ils arrivés à Pripiat, comment y ont-ils vécu, comment ont-ils quitté la ville…et surtout, que s’est-il passé depuis?
Cette ville était la ville exemple du pouvoir soviétique, une ville vitrine, démonstration de la force et des capacités technologiques de l’ex-URSS. En interrogeant les vestiges du communisme, depuis l’iconographie jusqu’à l’architecture, qu’est-il possible d’observer aujourd’hui de ce régime totalitaire ? Que pouvons-nous apprendre de ces expériences individuelles et collectives, de ce passé si figé, mais qui évolue pourtant au fil des ans.


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EXTÉRIEUR - Jour

Septembre 2013. Un parc d’attraction qui n’a jamais été inauguré, des avenues désertes, des immeubles qui ne sont plus que l’ombre d’eux-même, la végétation qui reprend ses droits, voilà une description rapide mais fidèle de notre arrivée dans la ville de Pripiat.

Pripiat était mise en avant comme “la ville la plus jeune d’Ukraine”, véritable vitrine du pouvoir soviétique, créée en 1970 pour accueillir les travailleurs de la centrale nucléaire.

Elle avoisinait les 50 000 habitants en 1986, et n’en compte aujourd’hui plus aucun.

Nous marchons seuls, et le seul bruit environnant au milieu des rues ou de la place principale est celui de nos pas.

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éCOLES et jardins d'enfants

Moyenne d’âge de la population de la ville de Pripiat : 28 ans.

Une population jeune, à la natalité élevée. Il n’est donc pas étonnant d’y trouver encore aujourd’hui les ruines de plus de 20 écoles élémentaires et jardins d’enfants.

Le spectre de la Guerre froide

Les masques à gaz, dont la taille est adaptée à des enfants de 4 à 6 ans, sont omniprésents. Ils ont été laissés sur place par les voleurs de métaux, après avoir été pillés dès que la zone fut réouverte en 2002.

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Un esprit sain dans un corps sain

Théâtre, salle de sports, auditorium, piscine, cinéma, école d’art et de musique…
La culture du corps et de l’esprit, Pripiat offre encore aujourd’hui une excellente illustration d’une des bases de l’idéologie soviétique.
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Hôpital

Les soldats et pompiers en charge de l’extinction de l’incendie après l’explosion du réacteur n°4, à 1h23, le 26 avril 1986, ont été soignés dans cet hôpital.

Leurs vêtements et effets personnels sont toujours stockés au sous-sol.

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à la pointe du progrès

Conquête spatiale, télécommunications, progrès technique, recherche et innovation : la ville compte de nombreux lieux qui illustrent de façon très précise la volonté de devancer les Etats Unis et de prouver la suprématie soviétique.

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Footnote: copyright Nélio & Krash Tavalda
Pripiat